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Cinq choses à savoi’ART sur Issiakhem

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Le 17 juin dernier, M’hamed Issiakhem, grand artiste et un des fondateurs de la peinture moderne en Algérie aurait fêté ses 90 ans. Google a choisi cette date pour lui rendre hommage à travers ses célèbres Doodles, en en créant un à l’image et suivant le style artistique d’Issiakhem. A la tête d’une oeuvre magistrale, Issiakhem est reconnu aujourd’hui, comme l’un des plus grands artistes peintres algériens. Un artiste, une histoire, une personnalité, nous profitons, nous aussi, de cette occasion pour vous révéler trois choses à savoir sur M’hamed Issiakhem !

 

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L’explosition d’Issiakhem

La vie du grand peintre commence par un évènement tragique. A l’âge de 15 ans, il vole dans un dépôt d’armes américain une grenade dont il n’a pas conscience de la dangerosité. Une fois chez lui, il la dégoupille par curiosité et cause ainsi la mort de ses soeurs et de son neveu. Il perd quant à lui, son bras gauche, des orteils et une phalange. Cet évènement a marqué la vie d’Issiakhem. Meurtri bien au delà des blessures physiques, il arrivera malgré tout à partager sa peine à travers ses peintures exceptionnelles.

 

Grand ami de l’artiste, Kateb Yacine dira  avoir souvent vu Issiakhem travailler sur une toile pour la « détruire subitement (…) dans un suprême effort de tension créatrice », comme si toute son oeuvre était « cette grenade qui n’a jamais fini d’exploser dans ses mains … ».

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La découverte d’Issiakhem

En rejoignant l’école des beaux arts d’Alger, il suit les cours du miniaturiste Omar Racim qui devient son grand maitre. Il est alors découvert par les frères Racim qui lui apprennent le dessin et le prennent sous leur aile.

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Le parcours d’Issiakhem

Après l’école nationale des beaux arts d’Alger, Issiakhem rejoint celle de Paris. Il expose alors un peu partout dans le monde. Pensionnaire de la Casa Velasquez, il fonde dans son pays l’Union nationale des Arts Plastiques et inspire les débuts du mouvement Aouchem, puis est nommé directeur de l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger en 1966.

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Le Génie d’Issiakhem

Très influencé par la relation rude qu’il eut avec sa mère, M’hamed Issiakhem nous a souvent proposé des portraits sombres de la femme algérienne. Il va alors défier les conventions artistiques et les règles de l’esthétisme classique, ses personnages semblent appartenir à un univers fantasmatique et irréel de tourmente et d’angoisse.

 

«  Quand je peins je souffre, j’ai mal … » – Issiakhem

 

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La mort d’Issiakhem

Tombé dans le coma au pied d’un tableau qu’il était en train de réaliser, Issiakhem succombe à une longue maladie en 1985. C’est d’ailleurs Kateb Yacine qui signe le dernier tableau fini d’Issiakhem :

« Quand, à la fin de leur travail, Issiakhem dit à Kateb : “Signe !” Et que lui-même ne porte pas son propre nom sur la toile, il s’efface en effaçant son propre nom pour laisser à son ami l’exclusive paternité de l’œuvre. »

 

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Femme sur poême

 

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