Idées/Réflexion

De Yennayer, de la culture amazigh et du programme de festivités.

Cette année , toutes les directions de culture de wilayas et les établissements culturels organisent ce qui est appelé des festivités de Yennayer durant le mois de janvier.

Ces festivités englobent des expositions d’artisanat et d’art culinaire, quelques conférences , un nombre de concerts et des représentations folkloriques , le programme n’étant pas suffisamment détaillé pour vous le partager.

C’est en ayant vu cela que l’on se pose la question sur la folklorisation ou non de la culture berbère, limitée de ce fait, à cette seule période de début d’année.

Chose qui nous mène à nous poser une autre question  sur la place de la culture amazigh dans notre paysage artistique et culturel, car au-delà de la reconnaître sur papier, il faut bien noter que cette partie de notre identité se traduit déjà dans beaucoup de travaux d’artistes.

Nous pensons par cela aux signes ancestraux qui inspirent les artistes contemporains algériens, nous pensons également à ce devoir de transmission de la poésie orale où des écrivains comme Amrouche ou Feraoun ont écrit des ouvrages sur le sujet  et bien d’autres initiatives , ces dernières trouvent-elles toute leur légitimité ? sont-elles reconnues et mises en avant aujourd’hui au même titre que certaines autres initiatives plus politisées.

Nous fêtons bien l’année de la culture arabe ou l’année de la culture islamique , est-ce que nous verrons un jour une année de la culture amazigh  ?

Nous pensons que le chemin est encore long pour que notre politique culturelle considère la culture amazigh autrement qu’une festivité annuelle. Toutefois, il appartient à chacun de nous de nous imprégner de cette culture et la porter pour en faire un incontournable de notre identité au même titre que d’autres pans qui nous constituent.

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