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Indépendance de l’Algérie : Qu’en est-il de l’art ?

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Nous fêtions hier, les 56 ans ans de notre jeune Algérie indépendante. Comme chaque année, c’est l’occasion de se remémorer l’épreuve de la guerre d’Algérie, ses grands hommes et l’héritage qu’ils ont laissé derrière eux.

Lorsque l’on aborde cette thématique d’un point de vue artistique, nous parlons fréquemment du rôle de la littérature dans la guerre de libération nationale et des nombreux écrivains qui ont lutté, de par leurs productions, à réveiller et maintenir notre conscience collective ainsi qu’à communiquer sur des réflexions profondes qui ont servi à la résistance.

Aujourd’hui, sur Thakafat, nous ne parlerons pas de littérature mais bien de peinture. En effet, suite à l’indépendance de l’Algérie, de nombreuses mesures ont été prises pour assurer le relais de l’Algérie colonisée à l’Algérie indépendante, notamment en ce qui concerne l’héritage artistique.

Tout d’abord et avant d’arriver à 1962, il est important de revenir sur la naissance de la peinture en Algérie. Dès lors qu’on y pense, de grands noms apparaissent comme celui des frères Racim, Azouaou Mammeri, Boukerche et Bensemane.

Mohammed Racim

Découvert dès son plus jeune âge, Mohammed Racim fera de très nombreuses rencontres et restera pourtant, dans l’anonymat, jusqu’à celle avec Dinet qui lui permettra de passer du statut de dessinateur à celui d’artiste à part entière. Alors que l’Algérie vivait une situation coloniale, Mohammed Racim est parvenu à inventer un nouveau mode de représentation : La miniature Algérienne.

La Rupture

L’orientalisme est donc bien installé en Algérie représenté par toute cette génération pionnière, jusqu’à ce que vienne la suivante, celle de Mesli, Issiakhem, Khadda, Louaïl, Benanteur et Baya, qui coïncide justement avec la remise en cause de l’ordre colonial. C’est ici que de profondes questions font surface :

Pour qui peindre ?

De quelle réalité s’inspirer ?

Comment dénoncer la réalité coloniale pour exprimer sa révolte ?

Le groupe 51 se crée à Alger. Réunissant ces mêmes peintres et leurs contemporains écrivains et vont lier une relation clé avec Jean de Maisonseul, défendeur d’une Algérie fraternelle.

 

1962

C’est l’indépendance. Les artistes formés à Paris reviennent prendre en charge les écoles des beaux arts. L’évènement artistique majeur de cette année est bien l’initiative de Jean de Maisonseul, directeur du Musée National des Beaux Arts de faire en sorte que l’Algérie conserve les fonds du musée qui devaient être déplacés en France. Ses collections remarquables étaient alors et sont toujours, un véritable trésor patrimonial et une base essentielle pour la formation des étudiants et l ‘éducation artistique du public Algérien.

 

Pour finir, nous vous invitions à lire cette revue de Anissa Bouayed qui retrace l’histoire de la peinture en Algérie. 

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