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Itar : Adel Bentounsi

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 Qui êtes-vous ? Comment décrivez-vous votre art ?

Je m’appelle Adel Bentounsi, artiste plasticien qui vit à Annaba. J’ai étudié à l’école des beaux Art d’Annaba et fait 3 ans d’études.  Après cette expérience,  j’ai continué mon parcours artistique seul.  En 2008, j’ai crée une série de peintures que j’ai appelé L’ESPECE qui étaient, en quelque sorte, mes premières porte-paroles.

Comme dans tout parcours artistique, j’ai vécu des hauts et des bas, des passages à vide, des déceptions. Ainsi, pour évacuer tout ce cumul de colère, il fallait que j’agisse. J’ai donc décidé de bruler toutes mes peinture en 2013.

Lien de la vidéo  : https://www.youtube.com/watch?v=ymc13QGs0ow&t=8s

Site web : www.bentounsiadel.jimdo.com

 

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Un act que beaucoup d’artistes ont fait dans l’histoire.  La particularité du mien est que je tenais à montrer le processus qui m’a permis de conceptualiser l’action et d’en faire une œuvre vidéo et photo que j’ai appelé « Brulure au cœur ». C’est un peu ce qui m’a libéré en me permettant de découvrir et de travailler sur différents médiums, comme la photo, les installations, les performances, la vidéo et aussi  un peu de cinéma et de théâtre. En gros, tout ce que l’œuvre ou ma réflexion nécessite comme outil d’expression pour mieux résister.

Comment décrire mon art ? Je ne sais pas. Certains me disent que j’ai un travail engagé, d’autres pensent qu’il est provocateur. Moi je pense que je fais un travail de réflexion qui vient tout d’abord de ma sensibilité puis, de mes interprétations. Je pense que je donne juste un avis personnel comme un simple individu qui essaye de réfléchir un peu.

Dans quelle atmosphère créative êtes-vous le plus à l’aise ?

Simplement, chez moi.

Que pensez-vous du paysage artistique et culturel algérien ?

Il est très varié, très riche   et très intéressant. J’aime tout ce qui se fait en Algérie, et ce,  dans tous les domaines musicaux, plastiques, cinématographiques, théâtraux,  littéraires…

Je pense qu’il y a vraiment du potentiel. Il faut juste que les gens riches investissent dans la scène artistique pour qu’elle puisse sortir du besoin étatique et créer un vrais marché de l’art  composé de collectionneurs et de Mécènes. Il  y en a qui se sont engagés mais pas assez car il y a énormément d’artistes intéressants en Algérie.

 

Si vous pouviez en changer une chose, ça serait laquelle ?

Amon avis il ne faut pas trop se préoccuper de  vouloir changer les choses , il s’agit juste de tenir bon car comme je l’ai mentionné plus haut, l’acte artistique est avant tout un acte de résistance qui ne changera pas,  par contre,  il peut s’améliorer en devenant plus intéressant. Ce que je souhaite, c’est que le peuple s’interroge et encourage les œuvre qui se réalisent.

 

Présentez-nous une de vos œuvres ?

C’est ma dernière œuvre sur laquelle je travaille en ce moment : Esquisse, réfugié.

C’est une série de dessins dans lesquels je m’interroge et je compare le conditionnement humain, ainsi que la façon dont on traite les individus que l’on juge égarés et pauvres.

Cette réflexion m’est venue d’une citation d’ Elsa Triolet qui  dit : “Expliquer les événements à reculons. Nous sommes les singes de l’avenir.

 

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