ITAR

Itar : Douaa Belmadani

Nous avons découvert cette jeune artiste au salon de la créativité, à la galerie Baya  où ses personnages ont squattés pour un moment, les murs de ce lieu. Douaa a accepté de répondre à nos questions :

Qui êtes-vous ? Comment décrivez-vous votre art ?

BELMADANI Douaa, Étudiante en dernière année à l’École Supérieure de Beaux Arts et enseignante de peinture à mi-temps à La République des Arts à Rouiba.

Concernant mon art, c’est ce qui me défini, donc me reflète naturellement. Ma peinture est l’image de mes ressentis, la concrétisation de ce que j’apprécie, crains ou redoute, il est à la fois la perception de mon vécu et la visualisation de mes aspirations.

Dans quelle atmosphère créative êtes-vous le plus à l’aise ?

L’atmosphère idéale qui puisse laisser libre court à ma créativité ne peut être limitée à un seul paysage. Me retrouver en bonne compagnie artistique ou bien seulement agréable à ma personne peut aisément m’inspirer, également, plus beau est l’endroit (le concept de beauté étant relatif et personnel) plus ma créativité est éveillée.

Que pensez-vous du paysage artistique et culturel algérien ?

En parlant de culture en Algérie, on ne peut ignorer le fait que ça puisse être mieux pris en charge. Beaucoup de talents ne sont pas mis en valeurs, ce qui fait que le paysage artistique, la peinture notamment, constitue un peu le maillon faible de ce domaine, non pas par manque de potentiel mais du fait qu’il ne soit pas assez valorisé. En dépit des merveilleux talents dont notre environnement regorge, classiques qu’ils soient ou contemporains, l’art chez nous manque de palpitations, de vie. Donc à mon humble avis, ce qui manque au paysage artistique algérien sont les moyens et la foi, la foi en nos talents jusqu’à les laisser exprimer leur beauté et créativité.

Présentez-nous une de vos œuvres ?

Titre : l’échiquier
Dimension: 90 x 50 cm
Technique : acrylique
année : 2018
« Il est trop triste de savoir que la vie ressemble à un jeu d’échecs, où une seule fausse démarche peut nous obliger à renoncer à la partie, avec cette aggravation que dans la vie nous ne pouvons même pas compter sur une partie de revanche. » Sigmund Freud

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