Idées/Réflexion

La représentation de la mort dans l’art

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Depuis peut-être que l’art est désigné en tant que tel , la mort , les martyrs ont fait l’objet de la curiosité des artistes.

Alors que Freud disait que la mort est irreprésentable, les artistes encore aujourd’hui cherchent pourtant à lui donner vie j’allais dire, mais disons corps.

Immortaliser la mort à travers une oeuvre , quelle idée ! diront certains d’entre vous,  pourtant l’artiste à travers cette oeuvre peut représenter tout ce que peut se dégager de la pensée aux morts, aux martyrs : Haine, colère , douleur , plein de sentiments ont été matérialisés sur des toiles et autres.

Peut-être faut-il voyager un peu dans le temps et revenir sur des oeuvres de certains artistes pour mieux expliquer nos propos.

Commençons  par une des  plus connues représentations de la mort, à savoir, « Le cri » de Munch ou comme certains le nomment, le hurlement à la mort. Une représentation de visage défiguré  un cri que l’on imagine strident, portant une douleur qui anéantit le paysage alentour, et tout cela dans une solitude extrême.

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Quand on parle de mort et de martyrs, on pense aussi  à la guerre et c’est la que notre cerveau pensera probablement à l’oeuvre magistrale de Picasso qu’est Guernica. Cette oeuvre rageante de douleur et de mort joue un rôle important de propagande en son époque pour dénoncer la guerre d’Espagne. Encore aujourd’hui , elle reste une référence et une inspiration certaine pour beaucoup d’artistes sur cette thématique de guerre et martyrs.

Je reviens à une oeuvre qui a davantage touché ma sensibilité car évidemment plus proche de mon vécu. C’est une des oeuvres photographiques qui témoigne au mieux d’un passage horrifiant de notre histoire , je cite la madone de Bentalha de Hocine Zaourar.  L’oeuvre se suffit à elle même , les mots ne suffisent pas à exprimer ce que l’on ressent et c’est peut être là, le rôle des ces oeuvres d’art.

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Massacre à Benthala, El Harrach, Algérie, 23-09-1997, prix World Press 1997, © Hocine Zaourar – Afp.

 

Pouvons nous rejoindre Freud pour dire que la mort est irreprésentable ? quelque part oui , pouvons-nous dire que le rôle de l’artiste est d’interpeller le public à travers une représentation de tout ce qui se dégage comme sentiment face à des massacres,  des pertes humaines, des guerres sans issues ? La réponse est oui. La mort et les martyrs, bien que quelquefois considérés comme des thématiques tabous sont autant de sujets qu’un artiste peut travailler pour ouvrir des réflexions constructives sur ce qui se passe dans notre monde.

 

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