Idées/Réflexion

Petite réflexion sur le Théâtre en Algérie

1853-2017 , Alger dispose du même édifice, quelques siècles  et quelques millions d’habitants plus tard pour faire rayonner une des disciplines artistiques que l’on imagine la plus proche du public : le Théâtre.

Quand on pense au théâtre en Algérie, on voyage dans le temps de Ksentini, de Bachtarzi , ces grands artistes qui de part leur travail et créativité,  ont conçu un théâtre proche du public , un théâtre construit de notre dialecte et de notre vécu , un théâtre où chacun pouvait s’identifier.

Puis l’indépendance, et de grands hommes encore , comme Alloula , Benaissa ou Kateb Yacine ont continué ce combat , le théâtre n’est pas forcément élitiste , le théâtre est populaire, dialectal .

Puis cet élan a été cassé , brisé par l’obscurantisme à en perdre des âmes, à faire tomber les rideaux de certains théâtres pour quelque années. Une cassure dont on ne mesure pas assez l’impact aujourd’hui.  Notre génération n’a du coup pas connu le théâtre , n’en connait presque rien si ce n’est des bribes de souvenirs de nos parents ou arrières parents.

2017, et le TNA  (Théâtre National d’Alger) seul édifice sur Alger avec ces quelques 750 places  peine parfois à se remplir, à se reconstruire après sa longue absence de la scène culturelle. Comment as-t-on fait pour se suffire de cette salle du 19ème siècle ? A quel moment devons nous poser notre regard critique sur la réalité du théâtre aujourd’hui et mettre derrière les actions et les moyens nécessaires ?

Comment libérer la puissance créative de nos jeunes artistes , comme on l’a d’ailleurs vu à travers la pièce à sensation “ Torchaka” qui ne devrait pas être une exception dans le paysage culturel.

Il devient à notre avis urgent d’encourager des initiatives amateurs ou professionnelles , pour faire rayonner cette expression  artistique. Organiser des festivals ne  suffit pas,  le problème est en effet plus profond, d’une part pour intéresser le public et d’autre part, pour encourager la création de qualité avec une meilleure gestion du spectacle vivant. 

 

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