Arts visuels

Retour sur « RASM » ou le premier salon de dessin d’Alger

On s’en réjouit, le Musée Public National d’Art Moderne et Contemporain (MAMA) organise enfin une manifestation digne de l’établissement. Il s’agit de « RASM », le premier salon de dessin d’Alger qui se poursuit jusqu’au 05 mars prochain.

Eh oui ! On se réjouit car, malheureusement, il y a un moment que ce type de manifestations, rassemblant dans un même espace autant d’artistes, n’ont pas eu lieu.

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Mehdi Bardi Djelil

Avant de vous parler de « RASM », on vous explique d’abord ce qu’est un Salon. Il s’agit d’un concept français existant depuis le 18 ème siècle qui se définit comme une manifestation annuelle où des artistes présentent au public, en un même lieu, des œuvres préalablement examinées et acceptées par un jury. La critique d’art faisait le compte rendu du salon et contribuait donc à le considérer comme étant important ou non.

« RASM » se définit comme le premier salon de dessin d’Alger (Nous entendons par là qu’il y aura d’autres éditions !!!) qui ne se proclame pas encore comme étant un véritable salon mais un événement dédié à un médium dit parfois mineur, qu’est le dessin.

Cette exposition sous la thématique « dessinez vos desseins » a réuni des artistes affirmés ou émergents, des artistes utilisant des techniques et matériaux divers, nous ouvrant ainsi, tous les champs du possible d’un médium que nous pouvons considérer comme étant soit des prémices d’une œuvre plus grande ou une technique académique en elle-même.

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Djamel Eddine Benchenine

L’exposition occupant le rez- de- chaussée du MAMA nous a permis de retrouver des artistes que l’on connaît déjà dans ce médium, on peut citer Amar Briki, Zoubir Hellal, Abdelkader Belkhorissat ou Mounia Lazali.

Nos coups de cœur se sont portés sur quelques artistes à savoir :

  • Abdelmalek Yahia: artiste né à Batna, vivant et travaillant sur Alger, il nous livre par son dessin beaucoup d’inquiétudes et de déchaînement dans une ville en situation quasi apocalyptique, nous renvoyons sur notre propre espace de vie et la fragilité de sa sérénité.
  • Mehdi Bardi Djalil: on ne le présente plus !!! Par opposition au travail de Abdelmalek Yahia, Mehdi nous suggère un monde de conflits que l’on peut percevoir différemment si on saisissait l’harmonie qui en découle.
  • Djamel Eddine Benchenine: Vit et travaille sur Oran, Djamel Eddine réalise une série de de dessins miniatures de vie quotidienne sur du papier tabac intitulé « Mass’art ».
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Atef beredjem

« RASM » est une exposition incontournable de ce début d’année, On espère en voir d’autres en Algérie très prochainement. Il est temps que des manifestations ouvrant la voix à la réflexion et à l’interpellation soient plus présentes dans cet espace de vie qu’est le nôtre, nous ne pouvons nous résigner à nous réjouir de voir ce genre d’événements s’organiser, l’art est un droit !!!

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